Langues coupées : À l'écoute des silences dans le champ clinique de la violence politique
Cet article explore les silences traumatiques dans la littérature de la clinique dédiée aux personnes victimes de violences politiques. L'auteure examine des facteurs-clés qui, dans l'après-coup traumatique, empêchent les survivants d'utiliser langues (maternelle et du pays d'exil) et paroles pour se constituer témoins crédibles de leur histoire de vie, condition sine qua non pour devenir réfugié statutaire en France. La conjonction de la rupture de liens familiaux, de la sidération associée aux traumatismes et de certains aspects pervers de la procédure d'asile peut entraîner l'effet de « coupure de langues » signifié par des silences prolongés, voire des mutismes symptomatiques. L'auteure conclut par un extrait de son travail analytique avec un ex-enfant soldat dépourvu de langue maternelle. Elle a pu mettre au travail et finalement franchir le mur des silences dans un lien transférentiel qui permet au patient de se relier à ses parents disparus et de s'engager dans une relation amoureuse. [Présentation de l'éditeur]
VIOLENCEPOLITIQUEMUTISMETRAUMATISMESILENCERECIT DE VIEREFUGIELANGUE MATERNELLETRANSFERTPSYCHANALYSEEXILPSYCHOTHERAPIEDROIT D'ASILESEVICE CORPORELENFANT MALTRAITEAFFECTIVITE
N° : 249
Profil conservation : Toujours
Priorité : Moyenne